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Catégorie Manipulations et censures: Articles sur ce qui me semble être des manipulations ou des censures des médias, des personnes ou des évènements

Creusement de la tombe de la démocratie française

Pendant que les français sont en vacances, travaillent plus pour gagner moins, ou tout simplement survivent, notre pays a enduré, ce mois-ci, quelques coups fatales pour la démocratie

D'abord ce 14 juillet 2008, avec quelques dictateurs choisis pour se « préparer psychologiquement » aux joies de la monocratie en train de s'instaurer.  

Puis, dans l'indifférence générale,  où plus exactement dans le bruissement du silence assourdissant des médias devenu systématique sur certains points, les nouveaux droits et devoirs des chômeurs.    

Notamment le droit de radier un chômeur qui refuserait deux offres de travail dites raisonnables. "Raisonnables" serait d'être à 80 % du salaire précédant et à 50 km du domicile. Bien entendu, le montant du salaire du dernier emploi n'est pas indexé sur l'inflation.  

Cette loi contient également le fait que les chômeurs de plus de 57 ans ne soient plus dispensés de chercher un emploi.  

C'est clair que dans ces conditions réellement rétrogrades, le taux de chômage, d'une manière ou d'une autre baissera.  

Puis, le passage à l'aide d'un seul voix des « modifs » de la Constitution. Etant donné la manière dont ces, comment dire, « modifo-monocratico » ont étés préparées, présentées et imposées, ou plus exactement monnayées, je ne trouve pas de terme plus adaptés à l'indignité de la situation.  

En effet,  outre le fait que la Constitution soit remaniée pour ressembler à une monocratie me remplisse de chagrin, ce sont les moyens employés pour obtenir les votes qui m'ont profondément attristé et rempli de honte. Que quelqu'un qui possède un pouvoir le monnaye me semble à l'encontre des principes démocratiques de base. Paradoxalement,  la faute me semble partagée « démocratiquement » 50/50 par celui qui propose ou impose quelque chose en échange d'un vote, et celui qui le reçoit. Je me demande ce qu'ont reçu certains députés tels que Manuel Aeschilmann,  qui a perdu sa mairie, en échange de leur vote. Une impunité peut être ? 
Néanmoins, ce remaniement de la Constitution pourrait peut être se retourner contre son investigateur, à l'aide du référendum parlemento-populo. Et si nous étions 10 % des électeurs inscrits ?  Et si nous arrivions à convaincre 1/5 du Parlement qui en aurait le courage, de vouloir la démission de ce gouvernement, des élus corrompus (quitte à faire le ménage, nettoyons dans les coins) et de son chef ?

Posté le 25/07/2008 | 38 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Triste anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme 2007

Curieux hasard du calendrier qui fait coïncider cette semaine, le premier anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme qui soit célébré sous le quinquennat de nicolas Sarkozy, avec la visite  officielle en France d’un des plus grand  « bafoueur »  des Droits de l’Homme.

Ceux d’entre nous qui avaient encore des doutes sur la qualité des sentiments que pourrait accorder ce gouvernement-ci aux Droits de l’Homme ne peuvent, décemment plus, avoir de doutes.  

En effet, même si, une certaine résistance, de bon ton, de la part de Ramatoulaye Yade et de Bernard Kouchner, sans doute tolérée, voire même initialisée par leurs «supérieurs»  -),  s’est fait entendre ces derniers jours, je trouve cette contestation de dernière minute fort légère et manquant singulièrement  de véritables convictions et surtout de poids.  

Enfin, ce hasard symbolique me fait penser que de la censure des médias que nous observons actuellement (par exemple, le black-out des médias de plus en plus pesant), à la censure tout court, la frontière se réduit de plus en plus. 

Pour mémoire, je cite l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. ».

Posté le 13/12/2007 | 71 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

de la liberté de la presse

Ce jeudi 4 octobre, les journalistes, et tous les citoyens conscients de l’importance du mouvement, se rassembleront à l’appel de leurs syndicats afin de défendre l’indépendance de la presse

  Il est vrai que depuis quelques mois, ce n’est plus la génération TFI qui sévit, mais une véritable industrialisation des médias à des fins de propagande.  

Il ne me semble pas utile de rappeler les différents affaires médiatiques qui ont mis en avant la censure exercée par le pouvoir. J’observe simplement qu’il devient de plus en plus difficile de se faire une opinion, et que cela prend de plus en plus de temps.  

En effet, il y a encore quelques mois, il suffisait de lire quelques journaux de «sensibilités» différentes, éventuellement aller sur cnn ou autre,  et au besoin, aller sur quelques blogs.  

Maintenant, j’ai l’impression d’être devenu un véritable enquêteur. Je dois lire entre les lignes dans les articles qui sont "pour", les articles "censurés", les articles "qui veulent plaire" et les articles qui sont "contre". Même travail dans la blogosphère. Quand aux médias télévisés, les mêmes images, pour le même événement, qui se succèdent quasi uniformément d’une chaîne à l’autre me donnent parfois l’impression de subir un lavage de cerveau.  

Il est navrant qu’à l’heure d’internet, qui autorise le libre accès à l’information pertinente et véridique, qui autorise l’opinion de tous de s’exprimer librement, et dont le père créateur est français ; il est navrant donc qu’à la même heure, en France, pays des libertés et qui, à ce titre, possède de facto une très grande responsabilité vis à vis notamment de la liberté d’expression, que cette liberté d’expression soit en train de disparaître petit à petit.

Posté le 02/10/2007 | 72 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

De la CEnsure CI, Là, Ici et lA

Selon le journal en ligne rue98 et d'autres sources d'informations, il semble que le Journal du Dimanche ait dû retirer, dimanche, un article révélant que madame Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour.

Le fait que l'épouse d'un candidat aux élections présidentielles ait éventuellement choisit de ne pas voter aux élections n'est pas un le propos de cet article, puisque, à mon sens, c'est un droit civique que l'on effectue ou pas pour des raisons personnelles qui ne regardent personne d'autre que soi-même.

Par contre, les registres publics des bureaux de vote sont, comme leur nom l'indique, public. Et il est extrêmement préoccupant qu'un élu au plus niveau, dans une démocratie, utilise le lendemain de son élection, les pouvoirs qui vont lui être confiés demain. Et ce, afin de censurer la publication d'un évènement quel qu'il soit. Dans ce domaine-ci, il s'agit là d'une nouvelle atteinte à la liberté d'expression, après celle qui concernait la publication d'une biographie de madame Sarkozy. Cette façon d'agir me semble totalement incompatible avec la fonction républicaine et les idéaux de démocratie que nous sommes censés représenter et défendre.

En France, les journalistes ont acquis le droit à la liberté de l'information, quelle qu'elle soit. Il est possible de prendre le pouls de l'état d'une démocratie à ce qu'il y ait des discordantes. Or, je sens ce pouls de plus en plus faible. La liberté d'expression est  un bien précieux que nous avons et que beaucoup de nos voisins nous envie. Notre devoir, en tant que nation qui vit l'adoption de la «Déclaration Universelle des droits de l'homme» à Paris en 1948, est de la préserver. Tout manquement à son respect me semble être une grave trahison envers nous-même et notre pays.

Et notamment, notre devoir est de respecter l'article 19 de cette Déclaration, que je ne résiste pas au plaisir de citer : «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »


Posté le 15/05/2007 | 128 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

De l’utilisation du nom de monsieur Léon Blum (Partie II)

Concernant la rencontre entre monsieur Léon Blum et monsieur Gwen-Aël Bolloré, après être passé de 1945 à 1947 en passant par 1946, la famille Bolloré et Cie s'est finalement arrêté sur l'automne 1947. A froid, je remarque que les documents publics (hors archives familiales Bolloré) nous font défaut pour infirmer ou affirmer une petite visite amicale de monsieur Blum dans le manoir familial des Bolloré.

Je cite Libération : « Nous sommes reconnaissants à Vincent Bolloré d'avoir rendu publics les documents dont il disposait. Ces documents établissent que Léon Blum, qui n'occupait alors plus aucune fonction publique, a rendu une visite privée à Gwen-Aël Bolloré, qu'il estimait en raison de sa conduite pendant la guerre, dans sa maison familiale, à l'automne 1947 : en aucun cas il ne s'agissait d'accueillir Léon Blum, de «lui rendre service» en quelque sorte, à son retour de captivité. En publiant ces documents, Vincent Bolloré reconnaît avoir commis une erreur historique dans son communiqué du 9 mai et valide, par là même, le bien-fondé des rectificatifs émis par la famille de Léon Blum ».

Afin d'équilibrer les médias droite-gauche dans mon petit billet(-)), voici le lien sur l'article du Monde, présentant les documents de la famille Bolloré. N'étant pas historien de formation, je ne vais pas refaire des recherches pour l'année 1947, comme je les ai faites pour l'année 1946 (cf. mon billet précédant sur le sujet). Je ne vais pas aller fouiller dans les archives de Sciences-Po, ni celles de la BNF, ni même au Centre Pompidou -)).

Néanmoins, je trouve que quand on a autant de moyens que le tandem Bolloré-Sarkozy, la moindre des choses est de se payer un ou plusieurs historiens dignes de ce nom avant de faire des parallèles avec de vraies personnalités historiques. Ici, le problème n'est pas seulement de donner des fausses informations, mais de présenter des informations de telle manière à induire des « parallèles cognitifs ». Ensuite, dans l'esprit des gens, le terrain serait fertile pour associer, par exemple, messieurs Blum et Sarkozy, alors qu'il ne me semble y avoir aucune affinité. En effet, le premier n'a agit que pour servir au mieux les intérêts de son pays, uniquement mû par des idéaux de justice. Alors que le second n'est motivé que par son ambition personnelle.

Pour terminer, voici un extrait du discours de Léon Blum en mai 1945 (un petit merci à monsieur Sarkozy pour m'avoir donner l'occasion de me cultiver -)) : «Maintenir et développer les droits de la personne, au sein d'une société tout entière conçue et organisée pour le bien collectif, c'est la formule même du socialisme. C'est ce qui est contenu dans ces deux mots de social-démocratie qui n'ont pas été rapprochés par hasard. C'est la synthèse que Jaurès, durant toute sa vie, a essayé de réaliser entre les notions fondamentales de la critique marxiste et les vieux principes de la Révolution de 1789. Tout le monde le sent, tout le monde le sait. Tout le monde veut une société fondée sur la justice sociale. On ne s'est pas seulement battu pour la liberté, on s'est battu pour la justice, hors de France et sur le sol français. La justice sociale, qu'est-ce que c'est d'autre, qu'est-ce que cela peut être d'autre, que l'élimination progressive des privilèges héréditaires créés par le capitalisme, que l'instauration d'une société où les inégalités naturelles ne soient surchargées d'aucune inégalité supplémentaire, où chaque individu trouve sa place juste, sa place équitable, celle qui répond à sa vocation individuelle, celle où il peut rendre à la collectivité le plus de services et, par là même, s'assurer à lui-même le plus de bien-être et de bonheur ?» (source : www.ena.lu).

A mon sens, il s'agit là de valeurs hautement morales, éthiques et humaines qui transcendent complètement la vision d'un parti politique quel qu'il soit.


Posté le 12/05/2007 | 121 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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