une étincelle pour la libertéArticlesLibéralisme, communisme, capitalisme, socialisme, mêmes combats ? Je remarque que les idées politiques, finalement, reposent toutes sur la même brutalité pour s'imposer. En effet, les cheminots et forçats du rails, pour lutter contre la brutalité dudit libéralisme du gouvernement de nicolas sarkozy, n'ont pas d'autres choix pour le moment que de lui opposer la brutalité du blocage de la circulation des biens et des individus.
Je regrette vraiment que le fait se de battre pour ses idéaux et ses acquis sociaux produisent autant de dommages collatéraux. Et je déplore également que les deux protagonistes semblent se soucier aussi peu du bien être des citoyens qui se trouvent être également des usagers, ainsi que le premier payeur de tout ce gâchis. Tout ceci me conforte de plus en plus dans mon apolitisme primaire. J'ai l'impression qu'en plus d'être esclave de nos instincts, nous sommes également esclaves de nos idées. Comme il est difficile d'écouter les autres et de tenir compte de leur situation. En un mot, de mériter le titre d'être humain. Posté le 22/11/2007 | 80 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Marcher avant et après les luttes sociales J'ai eu largement le temps de réfléchir ces derniers jours en marchant, parfois 9 km d'affilée, pour arriver chez mes clients. Et cela, je le dis tout de suite, sans aucune animosité. En fait, en observant Paris et les parisiens, je me suis surtout remémoré le pourquoi des luttes sociales de nos ascendants.
En effet, par exemple, mon grand parent, avant la guerre, devait faire tous les jours 30 km à pieds et se levait donc à 3 h du matin pour être à son travail à 7 h. Et ce, qu'il neige ou qu'il vente. Puis les moyens de transport se sont vraiment développés. Les employés, notamment les cheminots, travaillant dans des conditions très pénibles se sont unis pour améliorer leurs conditions de travail. Il est significatif de constater que, plus d'une demi-siècle après, ceux-là donc, qui ont permis à leurs descendants d'aller à leur travail distant de 15 km, en moins de 10 minutes, ceux qui se sont battus pour des avancées sociales significatives, n'aient pas d'autres choix que de nous faire retourner à ces périodes d'avant guerre, c'est à dire à l'usage de nos pieds. Et ce parce qu'ils se battent pour garder ces acquis. Ces acquis qui auraient pu être copiés par d'autres branches sociales. Car le fait de tout avancée sociale est bien de l'être pour le bénéfice de tous. Personnellement, je n'aime pas les grèves. Evidemment, la situation est difficile pour tout le monde. Mais une avancée sociale est, à mon sens, un exemple pour les autres. Nous avons un modèle sociale, encore une fois, que beaucoup nous envie et cela me semble une trahison que de le démolir ainsi. Enfin, il ne me semble pas juste de retirer un droit acquis à une branche sociale pour l'aligner à la baisse sur les autres. Et il ne me semble pas juste, dans le même temps, d'augmenter sa propre rémunération de plus de 206 %, pour les aligner à la hausse sur d'autres rémunérations. Il est en effet impossible de demander un effort si nous ne le consentons pas nous-mêmes. Posté le 19/11/2007 | 66 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Des heures supplémentaires dues aux officiers de police
Le 14 juin dernier, une très discrète et éphémère grève des officiers
de police a eu lieu. Ceux-ci, à l’appel du syndicat national de police (snop),
avaient manifesté pour le règlement de leurs heures supplémentaires accumulés
depuis près de 10 ans (c’est-à-dire durant la période où la droite était déjà
au pouvoir, et où monsieur Sarkozy s’est trouvé ministre de l’intérieur).
Au total, et je cite la snop : «six à sept millions d'heures supplémentaires sont dues aux officiers, depuis 1998, soit quelque 160 millions d'euros et équivalent de 4.OOO emplois titulaires». Ce qui veut également dire que 4 000 personnes ont été privés pendant x années, d’un emploi. Et que de surcroît, nous avons donc payé des indemnités de chômage également à ces 4 000 personnes pendant ces x années. Entre parenthèses, si il s’agit juste d’une bête question d’argent, pourquoi ne pas se faire rembourser par les personnes envoyés en correctionnelles pour corruption toutes les sommes volées, avec une amende contenant une dose de proportionnelle -). Concernant la qualité du travail effectué dans ces conditions, par expérience personnelle, il m’est difficile de travailler plus de 10 H d’affilée dans mon domaine de maintenance de machines. Passé un certain délai, je ne suis plus ni très clair dans mes explications, ni très efficace dans mon travail. J’imagine donc que ce doit être encore plus difficile pour des personnes chargées à la fois de faire respecter la loi et la justice, ainsi que de protéger les personnes et les biens. De plus, bien que très certainement bien entraînés, il me semble difficile pour ces policiers de baigner en permanence dans un climat de défiance et de violence, sans pouvoir avoir de véritables pauses ou bouffées d’oxygène que représente la décompression quotidienne et le repos due à tout un chacun. Enfin, il me semble qu’être victime soi-même d’une injustice ne permet pas de travailler sereinement. L’état, premier employeur de France (euh non, pardon 2ème, le premier dont je fais partie est l’artisanat, excusez moi), se doit de montrer l’exemple. En tout état de cause, il m’apparaît clairement que la position de «travailler plus pour gagner plus», dans ce contexte, est difficilement maintenable. Posté le 24/06/2007 | 101 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Mercredi 9 mai 2007 : début de grève des étudiantsMercredi soir, je remontais tranquillement le boulevard Saint-Michel vers Luxembourg. Je me suis trouvé tout à coup entouré d'une nué de crs. J'ai remarqué que dans les rues alentours, il y avait énormément de cars de CRS. Autant que lors des manifestations anti-cpe de l'année dernière. En continuant à remonter, je me suis trouvé face à un flot anomalement ininterrompu de personnes qui descendaient le boulevard. Renseigment pris, tout le quartier était bouclé suite à la grève des étudiants à Tolbiac.
Préventivement, les pouvoirs en place avaient décidé de fermer la malheureuse Sorbonne, et donc de priver les étudiants désireux d'apprendre de leur liberté d'être éduqué. Restropectivement, bien que les médias nous disent, soit que les manifestations se poursuivent (source Canada ou Allemagne), soit qu'elles s'essouflent (Europe 1) ou sont en baisse (La Tribune), c'est quand même la première fois, en plus de trente de vote civique, que j'observe autant de désordres suite à une élection présidentielle. Normalement, quand on a élu un président, on est content. Sauf si on se trouve dans une "république bananière" où le pouvoir a été confisqué, que les médias et l'armée sont à la solde d'un pouvoir non mérité ou que les résultats ont été trafiqués. Pour les étudiants, je sais bien qu'en mai, les révoltes sont cycliques, mais quand même ! En général, juste après les élections, ils se tiennent tranquilles -) Posté le 10/05/2007 | 113 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Lundi 7 mai 2007 : grève discrète de la posteIl est intéressant de noter que le premier jour de l'après élection présidentielle
Vous me direz que ce n'est pas antinomique. En effet, la réduction des horaires d'ouverture, mathématiquement parlant, autorise, ou justifie, la réduction d'emplois au guichet. Posté le 08/05/2007 | 98 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Rechercher dans les articles |