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Catégorie Le travail c'est la liberté: Coups d'oeil apolitique sur l'évolution du travail en france
à partir du 7 mai 2007

Immigration et Droits de l'Homme

Je trouve intéressant l'idée de notation des ministres. En outre, certains critères, bien utilisés, peuvent se révéler mutuellement très rentables.

Par exemple, si nous prenons le cas du ministre de l'immigration, il pourrait, en une fois, être noté sur le « nombre de sans-papiers expulsés » ainsi que sur le « nombre d'étrangers admis au titre de l'immigration du travail ».

En effet, dans la mesure où certains sans-papiers travaillent déjà ici, cela veut dire qu'ils sont utiles et qu'ils se sont bien intégrés non ?  

Donc, si au lieu d'expulser les sans papiers qui travaillent, il régularise leur situation, il fait d'une pierre deux coups puisqu'il diminuerait le nombre de sans papiers et, dans le même temps, augmenterait le nombre d' d'étrangers admis au titre de l'immigration du travail.  

On évite ainsi le coût d'une expulsion, ainsi que celui d'un nouvel accueil et la même personne fait double emploi si j'ose dire -) Et de plus, agissant ainsi, pourquoi ne pas intégrer l'utilisation du critère « Droits de l'homme » dans ce cas de figure ?

Posté le 07/01/2008 | 283 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Du pouvoir de ne pas acheter

Il est intéressant de constater qu'au lendemain de la « prestation télévisée » de nicolas sarkozy, la semaine dernière, au cours de laquelle des propositions pour le pouvoir d'achat ont été évoquées, sa côte de popularité est passée pour la première fois sous la barre des 50 %.

Un des moyens proposé a attiré mon attention : le rachat de leurs RTT par les salariés. Bien que nicolas sarkozy se défende de vouloir s'attaquer aux 35 heures, j'ai quand même l'impression que le but est bien de fissurer par la base cet acquis social.

Il ne fait aucun doute que les employeurs vont préférer cette solution aux heures supplémentaires ou à l'embauche supplémentaire. De plus, comme depuis la mise en place de cette mesure de 35 h, le pouvoir d'achat a fortement baissé, les salariés vont se retrouver dans la même situation qu'avant la mise en place des RTT.

Je m'explique : avant cette mesure de 35 h, les salariés avaient un certain niveau de vie, niveau qui s'est amenuisé au fil du temps. Maintenant, pour revenir à ce niveau de vie, les salariées devront renoncer à leur RTT.

Il me semble ainsi que se rapproche dangereusement le temps où cet acquis social risque de se transformer en luxe. Transformation effectuée par les salariés eux-mêmes qui n'auront pas d'autre choix, pour se payer l'essentiel, que de monnayer ce qui aurait pu devenir à l'usage, un droit élémentaire d'une démocratie ordinaire.

Posté le 05/12/2007 | 69 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Du bénévolat et de la retraite

Lors de son discours au Conseil Economique et Social, lors de la journée mondiale du refus de la misère, mi-octobre,  Nicolas Sarkozy a entre autre souhaité que les années de bénévolat comptent comme des années de cotisation pour la retraite.

Je cites : "Je veux que les années de bénévolat dans nos associations valident des années de cotisation de retraite".  

J'avoue être perplexe. En effet, j'ai toujours cru que la notion de bénévolat était intrinsèquement liée à la notion de gratuité, voir d'altruisme.  

Il me semble que le bénévolat est un choix personnel, un acte privé, de don(s) et de partage(s), sans contrepartie(s) d'aucune sorte. Une des preuves les plus flagrantes en est la comptabilité nationale, qui compte le bénévolat parmi les services non marchands.  

De plus, une autre notion sous-jacente du bénévolat me semble également être le fait de pas attendre de reconnaissance en échange du don consenti.  

Donc, le simple fait d'associer un acte gratuit, tel que le bénévolat, à un acte de travail rémunéré, en utilisant le mécanisme des retraites, me semble corrompre l'idéal de don désintéressé associée de facto au bénévolat.

Posté le 24/10/2007 | 74 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

De l’équité dans le travail

Je suis de plus en plus en plus perplexe sur le système d’équations posé par Nicolas Sarkozy concernant l’emploi, à savoir :

Diminutions du nombre de fonctionnaires : «Ceux qui resteront pourront (ou devront ?) travailler plus pour gagner plus d’argent.» Il s’agit là, à mon sens, non seulement d’une forme traditionnellement subtile de l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais en plus les salariés s’exploiterons eux-mêmes plus que cela n’est déjà le cas. Une autre conséquence de ce système sera probablement la possibilité  insidieuse de garder des salaires de bases plus bas que ceux à quoi l’employé aurait logiquement droit. En effet, pour pouvoir subvenir à ses besoins, il aura naturellement recours non plus aux augmentations adaptés de ce salaire, mais à celles des heures de travail. Enfin, ce système me semble difficilement compatible avec l’augmentation des besoins de service, et notamment du service à la personne. Les idéaux de service me semblent beaucoup plus compatibles avec le service public qu’avec des nécessités de rentabilité.  

Gestion de la retraite : J’ai l’impression d’assister à un retour en arrière sur la durée du travail qui obligera les seniors à travailler plus longtemps. La pénibilité du travail, à mon sens, n’est plus seulement une notion de travail physique mais plutôt, maintenant, lié à des conditions d’environnement et de stress extrêmement éprouvant qui n’existaient pas auparavant. De plus, le fait de devoir cotiser plus longtemps ne me semble pas non plus tenir compte de l’éducation plus longue qu’avant. Enfin, l’évolution des conditions de travail m’ont toujours semblé aller vers la diminution du temps de travail, non vers son augmentation. Une société évoluée est une société qui protège ses enfants et ses personnes âgées. Non qui les exploite. Ce point me semble donc aussi être un véritable retour à des conditions de travail d’un autre âge.  

Gestion des 35 heures : Cette gestion devrait permettre à un employé de travailler plutôt 48 heures maximum par semaine que 35 heures. Je sais bien que cette initiative a été très fortement décriée mais son idéal me semblait louable. Là encore, cette pratique d’augmentation des heures de travail s’apparente à celles des pays en voie de développement ou sous-développés, et donc à un un retour en arrière. De plus, mathématiquement avec cette formule, 4 salariés prennent la place d’un cinquième emploi.  

«Assouplissement» des règles de licenciement : Ces mesures devraient permettre aux employeurs de licencier plus facilement leurs employés, et donc là aussi retour en arrière sur la protection des salariés.  

Bref, toutes ces mesures, qui tendent à réduire en entonnoir le nombre d’emplois,  ne me semblent pas offrir de garanties suffisantes en vue de résorber le nombre de chômeurs, qui risquent ainsi de glisser de plus en plus vers l’exclusion. De plus, ces mesures risquent véritablement d’augmenter la fracture sociale en privilégiant l’enrichissement au détriment d’autres.  

Je ne vois donc là, aucune résolution équitable à l’équation de l’emploi qui se devrait, pour tout responsable soucieux d’équité, d’équilibrer le nombre d’actif s potentiels et le nombre d’emplois.  

Je passe sur le côté humain ou inhumain de ces (futures) mesures qui risquent également de participer à l’éclatement des familles en privilégiant ainsi le travail et la compétition, et en réduisant le temps personnel. Je ne suis pas pour les loisirs à outrance.  Mais je suis pour un équilibre entre l’éducation, la sphère privée, le travail et la détente.  

Si je résume ces mesures, passées dans l’urgence, et à venir toujours dans l’urgence, avec la complicité passive des élus et corporations divers et variés, je peux dire que nicolas Sarkozy mettra probablement moins d’un quinquenat à détruire tout l’humanité d’un peuple qui a mis des siècles à se construire. En tout état de cause, je me demande si cette personne aime vraiment les gens ? Ou si il est simplement attiré par l’exercice du pouvoir et ses privilèges, quel qu’en soient les conséquences.

Posté le 21/09/2007 | 66 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Sans-logis quai de Valmy

Samedi, en revenant du parc de  la Villette, je suis passé Quai de Valmy. J'ai été surpris du nombre de tentes qu'il y avait de part et d'autre du canal. J'avais l'impression d'un véritable campement en voyant toutes ces tentes alignées. A mon avis, plus de deux cents. Par ici et là se trouvaient des canapés, des fauteuils, des tables, vestiges d'une vie sédentaire normale.

C'est vrai que leur condition semble plus enviable que les sans-logis que je vois non seulement aux pieds des arbres, mais également dans la devanture des magasins le dimanche, nourrissant l'illusion d'une vie normale dans une petite maison de cartons. J'ai déjà vu cela généralisé à New-York et à Tokyo. J'ai l'impression que nous prenons le même chemin. A force de « plans de restructuration » forcenés, d'allongement du nombre d'heures et de réductions du personnel.

En y réfléchissant un peu plus en regardant tout cela, je ne dirais pas «le travail c'est la liberté », mais « la perte de travail prive de la liberté». Je me torture l'esprit depuis une semaine sur ce thème car je n'avais pas envisagé que monsieur Sarkozy puisse l'emporter sur madame Royale. Je ne pouvais pas imaginer que la majorité d'entre nous privilégient l'égoïsme de leur petite vie tranquille, croient des chimères ou se mettent eux-mêmes la corde au cou.

En réfléchissant quelques minutes et en regardant autour de vous, croyez vous que les gens qui sont dans la rue l'ont voulu ? D'accord, il est possible qu'il y ait des paresseux ou des inconscients parmi eux, je l'admets. Mais il y en a aussi dans les travailleurs quelque soit leur classe sociale. Et quand je vois des hommes, des femmes, des couples avec enfants ou sans enfants, des personnes âgées, dans leurs petites tentes ou dans leurs petits cartons, parfois entourés de valises, je ne peux pas réellement croire que ce soit un choix volontaire. Et je ne peux pas croire que des choix purement économiques, sans un apport social ou simplement éthique,  puissent réellement résoudre ce problème. Je crois plutôt que nous avions une réelle opportunité de sauver notre pays qui est en train de revenir à l'époque précédant les progrès sociaux. Et que de gommer ces progrès sociaux au nom d'une sacro-sainte loi économique ne permettra pas au quart monde de s'en sortir, mais, au contraire l'étoffera encore plus.


Posté le 13/05/2007 | 237 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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