une étincelle pour la libertéArticlesPénurie de logementsJe trouve incroyable que madame Boutin, ministre du logement évoque sans sourciller «des fonctionnaires qui, faute de logements, dorment dans leur voiture avec leur famille» .
Je ne peux pas comprendre que l'on puisse gérer un budget, avoir des responsabilités, et laisser à la rue des êtres humains. C'est déjà insupportable de voir des personnes que l'on ne connaît pas dormir dehors, alors des personnes que l'on côtoie quotidiennement dans le travail ! J'ai une vieille amie, fonctionnaire, avec un bas salaire. Une fille extrêmement simple. Il y a quelques années, elle a rencontrée une femme sdf dans la rue. A force de la saluer tous les jours, il lui est devenu insupportable de rentrer dormir chez elle pendant que cette dame d'un certain âge, abandonnée par son conjoint, était dehors avec un sac en plastique comme seule possession. Elle l'a pris chez elle, l'a aidé à se reconstruire, lui a trouvé un petit emploi, puis un petit logement. Et maintenant, 10 ans plus tard, cette dame travaille toujours et a un petit logement. Et des exemples comme cela, dans mon environnement, j'en ai légion. Voyant cela, je comprends d'autant mieux la volonté de nicolas sarkozy de valoriser le bénévolat. Nous ne vivons plus dans un «état providence», mais nous sommes revenus à l'ère de l'»être individuel providence». Surprenant paradoxe à l'ère de l'internet qui abroge les frontières entre individus qu'elles soient sociales ou physiques, que nous ne puissions plus compter sur notre pays, qui est notre premier poste budgétaire, mais que nous ne pouvions plus compter que sur nous mêmes, à l'instar des républiques dites bananières ou des pays sous développés. Posté le 06/11/2007 | 70 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Humain ou Animal ? Je ne sais pas si vous vous souvenez encore de cet ouvrage, paru il y a une quinzaine d'années, et intitulé : « ces animaux qui nous gouvernent ».
Récemment, en regardant quelques photographies officielles des membres de ce gouvernement, j' ai été frappé par l'homogénéité, et non pas par une certaine diversité comme nous aurions pu nous y attendre -), des traits de caractères d'origine animale émanant de ces visages. Bien évidemment, je ne suis pas éthologue (-)), mais je n'ai vu dans aucune de ces expressions gouvernementales trace de douceur ou de bienveillance par exemple. Par contre, j'ai cru relever un ensemble parfait de sourires carnassiers. Je crois que c'est à ce moment là que j'ai compris quel était le dénominateur commun entre ces différentes personnes, et pourquoi Nicolas Sarkozy les avait choisi : leur dureté et leur détermination à arriver à un but quel qu'il soit et quels que soit les obstacles intérieurs (genre conscience) ou extérieurs (genre opposants), quel que soit le prix à payer (oubli de ses valeurs) et quels qu'en soit les conséquences pour autrui (diminution de l'esprit démocratique, augmentation des inégalités). En effet, il faut une grande dureté de cœur que ce soit pour réduire la couverture sociale, les différentes prises en charges d'aide aux plus démunis, la notion de terre d'asile, le nombre de juridictions juridiques, le nombre de fonctionnaires, bref, réduire tout ce qui a caractérisé notre « état-providence » que nos aieuls ont eus tant de peine à construire. Et ce, sans doute, afin d'augmenter les « aides » aux « grands patrons », eux aussi connus pour leur esprit carnassier et prédateur, très dépendants de leur pouvoir d'achat -). Pour toutes ces actions, je pense qu'il faut être complètement dépourvu de ce qui fait l'essence de l'être humain, par exemple la conscience, et n'être guidé que par ses instincts animaux, par exemple la prédation. Enfin, il me semble que certains de ces membres gouvernementaux, à l'instar des papillons, ne soient aveuglé(e)s et subjugué(e)s par les paillettes de la politico-marketo-showbizo, et en oublient tout simplement de penser. Posté le 16/10/2007 | 66 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article immigration : droit ou devoir ? Le premier ministre, dans un discours ce week-end, à fait allusion à un détail, je cites : «dont les polémiques ont grossi jusqu'au ridicule un détail, en masquant l'essentiel : qu'elle rendait à la France le droit de choisir son immigration; qu'elle renforçait la qualité des contrôles ; qu'elle instaurait une politique d'intégration véritable, fondée sur notre langue, sur notre culture, sur notre histoire, sur le respect d'une identité nationale dont nous n'avons pas à rougir ! »
Ben moi aussi, je vais grossir un détail que je vais extraire de cette phrase ci-dessus : « qu'elle rendait à la France le droit de choisir son immigration » Mais, à quel droit le premier ministre fait il allusion ? J'ai eu beau, pendant quelques soirées (et oui la journée je travailles -)), parcourir quelques sites de référence, je ne vois vraiment pas quand, au cours de notre histoire, nous avons choisi délibérément notre immigration ? Veux-t-il parler au siècle dernier de ces maçons, d'origine principalement moyen-orientaux, que nous avons fait venir pour aider à notre reconstruction ? Et à qui nous devons, selon certains chercheurs tels que Gerard Noiriel 90% des autoroutes françaises, une machine sur sept, et un logement sur deux ? Veux-t-il parler de ces victimes médiatisés, en provenance des pays où les droits de l'homme sont bafoués ? Nombre contrebalançant misérablement les victimes non médiatisés et refoulées, condamnées ainsi à une mort quasi certaine lors de leur retour ? Veux-t-il parler de ces dictateurs que nous avons accueillis ? Après coups tels que Duvalier ou Bokassa ? Avant coups tels que Khomeney ? Et avec les répercussions que nous subissons encore actuellement car, sans Khomeney, j'ose supputer que certains événements désastreux pour la paix mondial ne seraient sans doute jamais arrivés. Mais peut être que la nouvelle cité nationale de l'immigration nous apportera une réponse plus claire sur ce fameux droit de la France à choisir son immigration. Quand à moi, en observant les différentes phases d'immigration, je n'ai jamais eu l'impression que nous avions eu un droit, mais plutôt une sorte de devoir, genre « terre d'asile », vous voyez ? En effet, et même si la France s'en glorifie dans ses relations avec les autres pays, nous oublions souvent que nous sommes le pays de la Déclaration des Droits de l'Homme. Nous oublions également un peu trop souvent que nous sommes le pays qui vit naître Voltaire. Nous oublions aussi nos richesse, objet de tant de convoitises et de tant de corruptions (coût : 30 milliards d'euros par ans selon certaines sources), mais objet également de tant d'élans et de créations. Et tout cela, à mon avis, nous créé plus de devoirs que de droits. Que ce soit des devoirs envers les plus démunis, en provenance de pays pauvres ou que nous avons contribué directement ou indirectement à appauvrir. Que ce soit des devoirs envers les personnes en provenance de dictatures, dictatures que nous avons contribué directement ou indirectement à se fortifier. Que ce soit des devoirs envers les personnes en provenance de pays déchirés par la guerre. Et auquel notre statut de pays fournisseur d'armes n'est pas toujours étranger. En un mot, monsieur le premier ministre de nicolas Sarkozy, je ne dirais pas donc pas que cette loi « rend à la France le droit de choisir son immigration », mais qu'elle retire à la France, un peu plus encore le droit d'exercer son devoir envers elle-même. Posté le 10/10/2007 | 75 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Beaucoup de bruit
Après quelques semblants de discussions démocratiques et
d’un écran de fumée sous la forme d’une polémique, la loi sur l’immigration,
intégration et asile est finalement passé dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4
octobre au Sénat et à l’Assemblée Nationale.
L’attention de tous s’est focalisée sur un certain nombre de points tels que les tests d’ADN. Je m’abstiendrais de tout commentaires sur l’amendement obtenu car d’autres l’ont fait beaucoup mieux que moi. Cependant, d’autres points mis en avant par ces débats m’ont alertés. Par exemple, bien qu’un certain nombre de personnalités de l’ump se soit déclaré contre cette loi, elle est largement passée au Sénat avec 188 voix contre 135 voix contre. C’est vrai qu’un scrutin public peut avoir de quoi refroidir les velléités de tout ou chacun -). Moi aussi, j’avoue que j’y regarderais à deux fois. Je me suis également interrogé sur la similitude entre le moment du vote de cette loi et le voyage en Bulgarie de Sarkozy. En effet, avant le 1er janvier 2007, date de l’entrée de la Bulgarie dans l’Union Européenne, 30 % des expulsés étaient des «roms-bulgares». Y-a-t-il eu des tractations secrètes ? -) Et si c’est le cas, mais où vont-ils donc aller ? -) Enfin, le fait de déclarer à « tout bout de champs » une loi en « urgence déclarée » ne risque t-il pas à la longue d’être un peu lassant démocratiquement parlant ? Posté le 05/10/2007 | 137 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article De la liberté d'action
Je ne peux que me réjouir au courage dont à fait montre
Augustin Legrand, fondateur des «enfants de Don Quichotte», association
militant pour le logement des sans abris, en refusant de venir travailler
avec madame Christine Boutin
En effet, je me suis interrogé depuis le début de la semaine sur cette offre de travail, qui, d’un point de vue extérieur me semblait être :
Posté le 27/09/2007 | 71 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Rechercher dans les articles |