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Catégorie Compte à rebours: bilan personnel et trimestriel de ce quinquenat présidentiel 2007 - 2012

54 mois restants ou 18 trimestres : en grève

Il est intéressant de constater que ce deuxième compte à rebours trimestriel de ce quinquennat présidentiel coïncide avec une très forte mobilisation sociale, qui concerne, dans son ensemble, la remise en cause d’acquis sociaux, notamment sur le régime des retraites.  

Je me demande comment nicolas sarkozy et son gouvernement vont régler ce problème ? Censure des médias ? Division des syndicats entre eux ? Désinformation ? Provoquer un faux événement pour détourner l’attention ? Favoriser des contre-manifestations pour diviser les français entre eux ?  

Je me souviens des grèves de 95. Elles avaient été fort pénibles. Mais de part et d’autre, nous avions tenu bon et étions restés solidaires. Et surtout, n’avons pas comme devoir envers nos concitoyens, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux, et même si cela nous crée des problèmes, de respecter leur droit de grève ?

Posté le 13/11/2007 | 102 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

réduction de la pauvreté ?

Ce mercredi 17 octobre, nicolas Sarkozy s'est engagé à réduire la pauvreté d'au moins un tiers dans 5 ans, soit donc pour le 17 octobre 2012.

Plusieurs questions me sont venues à l'esprit :
  • Est ce que les sans papiers sont comptés dans les 7 millions de français qui vivent sous le seuil de la pauvreté ? Et les émigrants ? Parce qu'entre les quotas d'expulsions, les quotas d'émigrants et le prix du ticket d'entrée, cela peut-il fausser les chiffres ?

  • Est ce que les morts de froid durant les différents hivers seront décomptés également ?

  • Est ce que ceux qui n'ont plus accès aux soins, qui ne peuvent se les payer, et qui en décéderont sans doute aussi,  seront décomptés ?

  • Est ce que si nicolas sarkozy ne se représente pas ou n'est pas réélu en mai 2012, il y aura un prorata pour les 5 mois ? c'est à dire que le bilan ne sera pas d'un minimum de 4,6 millions de français vivant sous le seuil de la pauvreté mais plutôt 5 millions ? 
D'une manière ou d'une autre, en tant qu'apolitique, il ne me semble pas intolérable de vivre avec ces questions. Mais il semble intolérable de vivre avec la vision permanente d'être humains ne possédant plus rien, et qui, un jour, ont franchi pour la dernière fois le seuil de leur maison ou de leur appartement, sans que nulle aide ne leur soit apporté.

Posté le 18/10/2007 | 79 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

57 mois restants ou 19 trimestres

Déjà 3 mois écoulés de ce nouveau quintenat présidentiel et il ne nous reste plus que 57 mois à tirer -) Enfin j'espère.  

Ce premier trimestre est très édifiant sur les moyens et les méthodes mis en œuvre. Je n'évoquerais que trois petits points.  

Pouvoir législatif :  

4 lois sur 7 sont passées au Sénat en urgence déclarée, ce qui permet de ne faire qu'une lecture des projets de lois. Pour mémoire, il s'agit des projets de lois :  
  • renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs
  • en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat
  • sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs
  • relatif aux libertés des universités
 
Ces 4 lois ont été adoptées dans la foulée par l'Assemblée Nationale durant le mois de juillet. Et ce, avant le gros des départs en vacances. Quand on sait l'importance des vacances en France, on ne peut qu'applaudir à ce timing.  

Vacances justement :  

Je ne parlerais pas de l'indécence du coût des vacances présidentielles, même s'il ne s'agit que d'une « invitation» de plus. J'ai été sarcastiquement amusé de voir énoncé dans les fils d'actualités le chiffre de plus de 20 000 euros par semaine, juste en dessous du chiffre des sinistrés en Asie du Sud : 26 millions de sinistrés. Comme je suis content de ne pas avoir de responsabilités gouvernementales ! J'aurais trop de mal à dormir. Mais je ne comprends pas que l'on se soucie de 5 infirmières bulgares et pas de 26 millions de sinistrés ? Pas un mot de compassion. Je n'ai pas entendu non plus parler du moindre petit avion parti en soutien, du moindre petit colis. Mais quels sont donc les critères de sélection de notre aide ou soutien international ?  

L'information :

Je crois que les canaux d'informations sont progressivement exceptionnellement bien bridés. Par exemple, j'observe qu'en fonction de leur problématique, les informations ne restent jamais très longtemps. J'ai dénombré moins d'une quarantaine d'articles dédiés aux recours des socialistes devant le conseil constitutionnel pour 2, voir peut être 3 des projets énoncés plus haut. Dans le même temps, plus d'une centaine d'articles ont été écris ou repris sur la Lybie et ne parlons pas des vacances présidentielles.

Bref,  en conclusion, en ce qui me concerne, depuis 3 mois, outre le fait que j'ai vraiment l'impression d'assister à la démolition et à l'appropriation de notre pays, je me sens de plus en plus dans une bande dessinée -)


Posté le 06/08/2007 | 69 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Premières observations sur les 3 premiers mois du nouveau mandat présidentiel

Je ne peux m'empêcher d'être songeur rien qu'en observant les tout premiers jours de ce mois d'août.

En effet, pendant que la discussion sur le projet de loi sur le service minimum dans les transports publics terrestres à l'Assemblée Nationale était sensé mobiliser l'attention général, le Garde des Sceaux faisait face à la fois à un apparent début de succès et à une tardive opposition.

Tout d'abord, le Sénat adoptait, toujours de nuit, en première lecture le «projet de loi instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté» , et j'avoue ne pas bien comprendre les chiffres du scrutin :
  • Nombre de votants : 325
  • Nombre de suffrages exprimés : 199
  • Majorité absolue des suffrages exprimés : 100
  • Pour l'adoption : 199
  • Contre : zéro
 Mais bon, « la politique a ses raisons que la raison ne connaît point». En écoutant les débats mardi après-midi en tâche de fonds, j'ai apprécié, entre autres :
  • Les envolées toujours savoureuses de monsieur Badinter
  • Le lapsus révélateur en début de séance de monsieur Poncelet sur la «privatisation» à la place de «privation», mais il est difficile de renier ses convictions de droit -) 
  • l'intégration de l'avis parlementaire à la nomination du contrôleur général, et non plus seulement une nomination par décret présidentiel. Cela fait un peu plus démocratique -)
  • Les tentatives d'éclaircissements sur le budget alloué à ce poste, mais c'est encore assez flou. De toute façon, le financement  va encore être de notre ressort -)
  • Le silence sur l'I3P
  • que nous ayons moins de prisonniers qu'en Grande-Bretagne, dixit le Garde des Sceaux
  • que le Contrôleur pourra ou ne pourra recevoir aucune instructions d'aucune autorité. Il faudra voir à l'usage comment il "résistera" -)
  • qu'il exercera principalement son contrôle par "des visites sur place". Dans la mesure ou le « référant anglais »  traite plusieurs milliers de cas par ans avec quarante collaborateurs, et que nous aurons apparemment 18 collaborateurs, je propose solennellement que le don d'ubiquité soit requis comme compétence -).
Plus sérieusement, j'espère vraiment que ce poste contribuera à sa manière à favoriser la réinsertion en éliminant les causes de conflits, au moins carcérales.  

Ensuite, un recours des socialistes a été déposé au Conseil Constitutionnel, le même jour que cette adoption, par les socialistes, contre le projet précédant concernant la loi sur la récidive des majeurs et des mineurs.

En allant pour la première fois de ma vie sur le site du Conseil Constitutionnel, j'ai été impressionné par le fait que pratiquement tous ses membres avait fait l'Ena. Je ne parles pas des membres de droit que semblent être les anciens Présidents de la République.

En voyant par ailleurs les membres de droit, je suis devenu dubitatif sur le fait que nous ne nous rendions pas toujours des implications de nos actes quand nous votions pour quelqu'un. En effet, chaque Président de la République, à l'expiration de son mandat, devient membre de droit à vie du Conseil Constitutionnel. N'ayant pas voté pour celui-ci, j'ai la conscience tranquille mais je suis de plus en plus inquiet pour notre avenir.


Posté le 03/08/2007 | 161 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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