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Du cumul des poursuites judiciaires et des mandats électoraux

Dans mon billet précédant, je me demandais quels pouvaient être les offres qui avaient étés faites à certains parlementaires ump en échange de leur vote en faveur du remaniement en force de la Constitution.

Je citais comme exemple celle du pour l’instant encore député Manuel Aeschilmann, actuellement impliqué dans une affaire de favoritisme, et dont le parquet a demandé le renvoi en correctionnel en août de cette année.

Dans le prolongement ce genre de situation, ce qui m’intrigue profondément, c’est que, lorsque les dépositaires d’un mandat, qu’ils soient locaux, tel Tiberi (renvoyé en corecctionnel en mars 2008 et néanmoins élu maire du Vème malgré son passif) ou nationaux, tel Pasqua (condamné à 18 mois en correctionnel, toujours sénateur de l’IdF), continuent à les exercer.

La moindre des choses dans ces conditions serait au moins la suspension de fonctions. Les suppléants sont là, entre autres, pour cela.

Mais il est vrai qu’un gouvernement qui n’applique pas La jurisprudence Balladur (depuis le gouvernement Balladur de 1993, une personne mise en examen ne pouvait être, de facto, membre du gouvernement français) ne peut pas servir d’exemple. L’exemple le plus cyniquement indécent en est Santini, toujours en examen, et toujours secrétaire chargé de la Fonction Publique. Il me semble que la situation économique mondiale est suffisamment difficile pour que nous n’ayons pas à supporter en sus, ce genre de mauvais gestionnaires.

Posté le 07/08/2008 | 17 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Creusement de la tombe de la démocratie française

Pendant que les français sont en vacances, travaillent plus pour gagner moins, ou tout simplement survivent, notre pays a enduré, ce mois-ci, quelques coups fatales pour la démocratie

D'abord ce 14 juillet 2008, avec quelques dictateurs choisis pour se « préparer psychologiquement » aux joies de la monocratie en train de s'instaurer.  

Puis, dans l'indifférence générale,  où plus exactement dans le bruissement du silence assourdissant des médias devenu systématique sur certains points, les nouveaux droits et devoirs des chômeurs.    

Notamment le droit de radier un chômeur qui refuserait deux offres de travail dites raisonnables. "Raisonnables" serait d'être à 80 % du salaire précédant et à 50 km du domicile. Bien entendu, le montant du salaire du dernier emploi n'est pas indexé sur l'inflation.  

Cette loi contient également le fait que les chômeurs de plus de 57 ans ne soient plus dispensés de chercher un emploi.  

C'est clair que dans ces conditions réellement rétrogrades, le taux de chômage, d'une manière ou d'une autre baissera.  

Puis, le passage à l'aide d'un seul voix des « modifs » de la Constitution. Etant donné la manière dont ces, comment dire, « modifo-monocratico » ont étés préparées, présentées et imposées, ou plus exactement monnayées, je ne trouve pas de terme plus adaptés à l'indignité de la situation.  

En effet,  outre le fait que la Constitution soit remaniée pour ressembler à une monocratie me remplisse de chagrin, ce sont les moyens employés pour obtenir les votes qui m'ont profondément attristé et rempli de honte. Que quelqu'un qui possède un pouvoir le monnaye me semble à l'encontre des principes démocratiques de base. Paradoxalement,  la faute me semble partagée « démocratiquement » 50/50 par celui qui propose ou impose quelque chose en échange d'un vote, et celui qui le reçoit. Je me demande ce qu'ont reçu certains députés tels que Manuel Aeschilmann,  qui a perdu sa mairie, en échange de leur vote. Une impunité peut être ? 
Néanmoins, ce remaniement de la Constitution pourrait peut être se retourner contre son investigateur, à l'aide du référendum parlemento-populo. Et si nous étions 10 % des électeurs inscrits ?  Et si nous arrivions à convaincre 1/5 du Parlement qui en aurait le courage, de vouloir la démission de ce gouvernement, des élus corrompus (quitte à faire le ménage, nettoyons dans les coins) et de son chef ?

Posté le 25/07/2008 | 38 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Confirmation de mauvaise gestion

Il est toujours intéressant d'observer comment certains événements peuvent mettre en lumière les personnalités.

Par exemple, après la perte du bastion de l'ump à Asnières-Sur-Seine par Manuel Aeschilmann, celui-ce semble n'avoir rien trouvé de mieux, lors de sa dernière semaine aux commandes de sa ville, que de continuer à plomber les finances de sa ville.

En effet, il semble qu'il ait publié, alors qu'il s'y était toujours refusé, le rapport de la Commission des Comptes sur la gestion de sa ville, ainsi que sa réponse, sous la forme d'un envoi massif aux asniérois. Le tout envoyé sur papier luxueux et dont le coût est estimé à environ 40 000 euros.  

Je suis fort surpris que cet ancien maire, manuel aeschilmann, ait utilisé la semaine de transition ainsi plutôt qu'à transmettre les dossiers à son successeur.

Je suis également surpris qu'un des conseillers en communication de nicolas sarkozy utilise les méthodes ancestrales du mailing plutôt que les technologies web (pas forcément web 2, mais au moins web 1 -)) standard de téléchargement ou de e-mailing, tellement plus économiques...

Et je ne parle pas de l'aspect "écologie" -).

Posté le 01/04/2008 | 82 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Asnières Sur Seine libérée par elle-même

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser cela lorsque j’ai vu dans les résultats des élections municipales de dimanche dernière la formidable victoire remportée par une coalition « gauche-diverses droites-modem » sur le maire sarkozyste de cette ville.  

Cet ancien maire, proche de Nicolas Sarkozy, a été épinglé par la commission des comptes pour sa gestion personnelle des finances de sa ville. Il semble qu’un des résultats les plus voyants de cette gestion est que les contribuables d’Asnières Sur Seine vont devoir supporter une dette de près de 200 millions d’euros.  

Malheureusement, cette dette ne va pas s’effacer avec la défaite de l’ancien maire. J'ignore par ailleurs si il va être poursuivi pour ses erreurs de gestion à l'encontre de ses contribuables.
 
Néanmoins, il va maintenant être intéressant d’observer comment les membres de ce trio vont continuer de s’unir en vue de redresser les finances de cet ex-laboratoire du sarkozysme et ainsi, de redonner à Asnières sur Seine l’oxygène qu’elle mérite.

Posté le 20/03/2008 | 73 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

9-2 les hommes du président

L'ouvrage « 9-2 les hommes du président », publié chez Fayard, et co-écrit par Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou, illustre de manière frappante l'indécence avec laquelle certains élus briguent et utilisent les mandats qui leurs sont confiés à des fins purement personnelles.

  Indécence à l'époque où nous avons en France suffisamment de richesses pour tous, où nous bénéficions d'un état providence construit pour le bien de tous, afin que « nul ne soit oublié », il est réellement indécent que des élus détournent les mandats qui leur sont confiés à leur profit personnel au détriment des intérêts des électeurs.

Indécent que des élus puissent redistribuer les richesses qui leur sont confiés, non pas pour le bien de tous, mais en choisissant les bénéficiaires en fonction de critères propres et non pas en fonction de l'intérêt des concitoyens.  

En lisant attentivement les chapitres consacrés à la gestion des villes de Neuilly-sur-Seine, Puteaux, La Défense, Levallois ou Asnières-Sur-Seine, j'ai pu mesurer à quel point ces élus s'étaient joués et se jouent encore de leurs électeurs. Ceux-ci s'évertuent pourtant, sans aucun discernement à continuer de les élire, eux, ou leurs semblables.  

En lisant ce livre, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir affaire à une véritable mafia. En tout cas l'idée que je me fais de la mafia. En effet, que ce soit les maires Balkany, Aeschilmann, ou Ceccaldi, leurs méthodes, utilisées pour l'appropriation et l'utilisation du pouvoir, copiées sur celle de Sarkozy en son temps, ne me semblent ni démocratiques, ni basées sur la justice, ni sur le droit.  

Et ironiquement, j' ai vu le résultat de ces pratiques de mes yeux. Car il se trouve que j'ai lu cet ouvrage lors de déplacements dans le RER d'Ile-de-France. En lisant, il m'arrivait de lever les yeux, en passant par tel ou telle ville, abasourdi littéralement par le décalage entre les moyens décrits et la misère des électeurs que je voyais autour de moi, ainsi que leurs conditions de vie et d'environnement. L'opulence apparente masque mal la réalité de la vie. Et le RER est un excellent révélateur des conditions de vie de ceux qui l'empruntent.  

Un excellent livre en tout cas, tant du point de la compréhension des mécanismes électorales, que économiques ainsi que des faiblesses humaines.

Posté le 22/02/2008 | 96 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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